Un nouveau guide pour découvrir l’Europe – en train

Ça commençait à devenir très tendance au début de l’année 2020: il fallait abandonner l’avion et voyager en train. Ça tombait bien, on adore ça! Bon, dans l’intervalle, les avions n’ont plus décollé et les frontières se sont fermées, bref, plus moyen d’envisager une escapade ferroviaire lointaine…
Du coup, il nous reste à voyager dans les livres, et accessoirement sur ce blog… Quelques invitations au voyage suivront ces prochains jours ici même.
En attendant, rien ne nous empêche de nous préparer à la réouverture des frontières, et, vaccinés, de repartir à la découverte de villes et de pays en train.
Pour nous y aider, Gallimard vient de sortir un excellent guide: « En train, 30 itinéraires pour voyager autrement ». 30 itinéraires y sont décrits, que l’on peut parcourir en 4 à 8 jours. Je tombe au hasard sur l’un des trajets proposés, qui sillonne la Suisse romande, le seul que je peux faire actuellement, en semi-confinement d’ailleurs. On y passe par Lausanne, Montreux, Bulle, avec une petite promenade dans le Lavaux. Un petit check sur les adresses et les recommandations de cet itinéraire permet d’aborder avec confiance les 29 autres itinéraires. Ceux-ci mèneront l’actuel lecteur, et le futur voyageur, aux quatre coins de l’Europe, en proposant des destinations moins traditionnelles. J’ai -déjà- une préférence pour le trajet Bucarest-Athènes, en passant par la Bulgarie, mais la Lituanie en train me plaît aussi. Ou encore cette promenade d’Amsterdam à Budapest en 8 jours… Les classiques ont également bonne place: l’Irlande, l’Ecosse, l’Angleterre, l’Espagne…
Pour agrémenter et compléter les conseils de visites et d’hôtels, les auteurs proposent également des lectures et des musiques à emporter. Ou à découvrir chez soi en attendant de (re)partir.

Voyager écolo: plusieurs maisons d’édition s’y mettent aussi
Gallimard n’est pas le seul éditeur à proposer un guide sans avion en cette fin d’année. Lonely Planet propose « Voyages zéro carbone »; 80 idées d’escapades de deux jours ou 10 jours sans avion et sans voiture, toujours en Europe. Quelques destinations moins « tête d’affiche » y figurent, comme Bristol, au Royaume-Uni, ou encore Turin. Moins ferroviaire et plus engagé, « Voyager sans avion », des éditions Plume de carotte invite à d’autres formes de voyage: pas seulement en train, mais aussi à pied, à dos d’âne, en bateau solaire ou à vélo. Bref, tous les détenteurs de ces guides vont bientôt se croiser dans les grandes gares d’Europe… Il va y avoir du monde!


L’histoire du monde en 500 voyages en train

Il fallait oser. Raconter l’histoire du monde à-travers les voyages en train. C’est l’exercice, réussi, auquel s’est livrée Sarah Baxter, dans un ouvrage paru en français aux éditions Christine Bonneton .

Si certains trains ont fait l’histoire, d’autres parcourent des lieux d’histoire. 500 itinéraires ferroviaires sont proposés, du petit train de la grotte préhistorique de Rouffignac en France, aux grands express américains ou australiens. Chaque parcours, richement illustré, est une invitation à découvrir autrement un morceau de l’histoire mondiale. Pas un continent qui ne soit oublié, pas une période de l’histoire non plus.

Une manière un peu différente de voyager dans deux dimensions, le temps et l’espace. Dans une période où voyager n’est pas vraiment d’actualité, cet ouvrage permettra tout de même de s’évader dans d’autres lieux et d’autres temps.

 

Des trains pas comme les autres – la série et le livre

Dans une autre vie, j’aurais bien voulu être Philippe Gougler… Le journaliste qui parcourt la planète et nous fait découvrir des trains, des lieux et des gens. Hier soir encore, je regardais avec bonheur l’épisode sur Taiwan sur RTS2. Chaque émission est un petit morceau de vie au plus près des habitants d’un pays, et, comme le dit le journaliste, quoi de mieux, pour rencontrer du monde, que le train?

Il y a quelque mois déjà, un livre est sorti, qui prolonge les émissions de la série. Les photographies sont excellentes et occupent la part belle de l’ouvrage, complétées par de très bons textes. 13 chapitres permettent de découvrir ou redécouvrir autant d’épisodes de cette excellente série, qui permet, notamment en cette période de confinement, de sortir un peu de chez soi.

Des trains pas comme les autres – Mes plus beaux voyages, par Philippe Gougler, éditions Albin Michel. Disponible dans les bonnes librairies.

La grande traversée: Bodø-Syracuse en train

Cela devait être le grand voyage du mois de juin 2020. Avec ma fille, nous avions planifié il y a presque un an d’entreprendre cette traversée un peu folle de l’Europe, du Nord au Sud et en train. Les premiers itinéraires étaient en préparation, et puis en mars dernier, il a fallu se résoudre à reporter cette aventure de quelques mois.

Pour préparer cette expédition, le guide « Europe by Rail », dont la dernière édition est sortie en fin d’année dernière, a été très précieux. Je l’ai d’abord testé sur quelques itinéraires en Suisse et en Angleterre: les auteures Nicky Gardner et Susanne Kries vont jusqu’à vous dire de quel côté vous asseoir pour ne rien manquer des paysages! Un site Internet  sur lequel on retrouve des descriptions des itinéraires ainsi que des articles réguliers complète les indications du livre.

S’il est un peu difficile à trouver en Suisse, le site Internet donne une liste des librairies en Europe auprès desquelles il est possible de se procurer cette bible indispensable à toute personne prête à, bientôt, arpenter à nouveau les voies ferrées européennes.

A bientôt donc, entre Bodø et Syracuse!

« J’aime le nattô », un récit graphique sur le Japon

Hikari est un mot japonais qui signifie « lumière ». C’est aussi le nom d’un train à grande vitesse au Japon. En France, c’est le nom d’un éditeur, basé à Lille, qui publie des livres qui sortent de l’ordinaire. Ses « Portraits de Villes », qui donnent la parole aux habitants d’une cité, permettent d’aborder les capitales sous un oeil différent. J’en reparlerai dans un prochain article.IMG_5909
« J’aime le nattô », je l’ai découvert au hasard d’une visite au stand de l’éditeur au Salon du livre de Paris il y a deux ans. Il s’agit d’un récit graphique de Julie Blanchin Fujita, une Française partie un matin vivre à Tokyo. C’est son expérience qu’elle nous décrit dans ce très beau livre, avec force détails sur les spécialités japonaises. Les spécialités culinaires, bien sûr, comme, justement le nattô, un plat à base de haricots fermentés qu’on prend au petit-déjeuner, ainsi que d’autres plats typiques, qui sont énumérés et dessinés dans l’ouvrage. On y trouve aussi des descriptions des différents appartements dans lesquels l’auteure a vécu, les tatamis, les bains, les transports publics, les Japonais…

Le livre a la particularité d’être bilingue, puisque tous les commentaires qui agrémentent les dessins sont en français et en japonais. Qui a traduit les textes français en japonais? En lisant le livre jusqu’à la fin, vous le saurez…

 

 

Pour voyager quand même…

Impossible de voyager en ces jours de confinement. Aujourd’hui mardi, je devrais être tout juste rentré d’une promenade ferroviaire en Angleterre et sur le point de partir à La Haye… Du coup, il ne reste plus qu’à voyager en textes et en photos. Des publications régulières sur ce site inviteront ces prochaines semaines au voyage ou à la lecture. Première étape: un rendez-vous à la Haye.
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Glasgow-Mallaig en hiver

Le train du ScotRail a quitté la gare de Glasgow Queen Street à 8h23 ce matin, sous la pluie et dans la nuit. Direction Mallaig, au nord-ouest des Highlands, port de départ des ferries pour les îles. Il n’y a que quatre trains par jour et par sens entre Glasgow et Mallaig, le trajet dure cinq heures et 20 minutes, dans un train plutôt confortable qui est loin d’être plein. Une vingtaine de personnes au départ et nous en perdrons en route.

Le train pour Mallaig en gare de Glasgow Queen Street

Le jour a beaucoup de peine à se lever, et vu le temps, j’ai l’impression qu’il ne se lèvera pas de la journée. Le train longe les lochs, traverse des forêts de sapins ainsi que des paysages sauvages et déserts, sans couleurs. Tout n’est que nuances de gris, le sol, l’eau du loch, les arbres. J’ai l’impression que mon iphone ne fait plus que des photos en noir et blanc… A Garelochhead, le son d’une cornemuse se fait entendre jusqu’à l’intérieur du train. On ne voit pas le musicien, probablement réfugié dans l’un des rares bâtiments, mais il ne doit pas vraiment avoir de problèmes de bruit avec les voisins…

A Crianlerich, notre train se sépare, mes wagons vont à Mallaig tandis que les autres partent sur Oban, un autre port de la côte. Le paysage est rude, inhospitalier, mais beau. Des torrents parcourent les champs bourbeux et détrempés. Quelques rares moutons se partagent les champs à perte de vue. Le train longe parfois un bras de mer, il y a du vent, des vagues, le paysage rappelle inexorablement les romans de Peter May, qui se déroulent un peu plus loin, sur l’île Lewis.

Il est 11 heures. Le train poursuit son trajet vers le Nord. Il fait un peu plus clair. Les gris ont laissé leur place aux bruns aux jaunes foncés du sol, mais le ciel et les lochs restent gris. Pas une route, pas d’habitation, le convoi traverse des zones désertes. Même les gares semblent posées au milieu de nulle part.

Fort William est en approche. A gauche, lorsque le temps le permet, magnifique vue sur le Ben Nevis, le sommet phare des Highlands. Bon, aujourd’hui il est pas allumé, on l’imaginera, simplement. Un peu plus d’animation en gare de Fort William. Sur un quai, les wagons tout neufs du Caledonian Sleeper attendent leurs passager pour rejoindre directement Londres.

De Fort William à Mallaig, le train poursuit son périple, en traversant notamment le viaduc de Glenfinnan, mondialement connu, puisqu’il est emprunté par le train de Harry Potter. L’été, des trains à vapeur permettent aux fans de participer à l’aventure.

A l’approche de la côte, le temps ne s’améliore pas: le vent vient s’ajouter à la pluie, lorsque le train longe la mer.

A Mallaig, port en général trés animé en saison, tout est calme, très calme. Le vent fort empêche les ferries de la Caledonian McBrayne de quitter le port, et seuls trois pubs et la coop du coin sont ouverts. De quoi attendre tranquillement le train du retour sur Glasgow…

Slow train en France

Qui associe France et train imagine tout de suite « TGV ». Bien sûr les trains à grande vitesse ont révolutionné le transport ferroviaire en Europe, et ailleurs dans le monde, au Japon notamment. Mais il est bon de prendre parfois les trains plus lents, qui traversent la campagne de l’Hexagone. C’est le sujet de ce beau livre, « Slow Train », de Juliette Labaronne et publié par les éditions Arthaud. Ce guide de la France à petite vitesse propose 30 échappées ferroviaires dans l’ensemble de la France, à la découverte ou à la redécouverte des régions. A lire durant l’hiver, avant de se décider pour les prochaines vacances…

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