Il sortira dans quelques jours sa version « redux » du mythique « Dark Side of the Moon » de Pink Floyd, qu’il a réinterprétée avec talent et une absence de modestie toute personnelle. Roger Waters est meilleur quand il fait de la musique que quand il s’exprime sur d’autres thèmes. Petit flash-back sur un concert en août 2022 à New-York.
Deux mythes se rencontrent à New York: une salle omnisports dans laquelle quasi toutes les grandes stars du rock se sont produites depuis la fin des années 60 et l’ex bassiste d’un groupe légendaire: Pink-Floyd. La rencontre ne peut que faire du bruit…
La salle tout d’abord. il s’agit en fait du quatrième Madison Square Garden – le premier bâtiment a été édifié en 1879, selon Wikipedia – et il y en eut trois autres ensuite. On y a fait notamment du vélo, du hockey sur glace, de la boxe, du basket, des conventions politiques, et, depuis la création du bâtiment actuel, des centaines de concerts.
En août, les compétitions sportives sont en pause et ce sont deux concerts de Roger Waters qui sont au programme. L’ancien flamant rose, toujours en pétard avec son ancien groupe, ne fait pas ses 79 ans. Et ça ne l’empêche pas de râler…

Dès le début, sur l’écran à huit faces qui surplombe la scène centrale, Roger nous explique que « si l’on est venu voir un concert de Pink Floyd, on peut rapidement retourner au bar » (traduction édulcorée). Ce qui ne l’empêchera pas de consacrer une large part du show aux morceaux de son ancien groupe. Tous les « tubes » y passeront en réalité.
Roger Waters utilise peu les écrans pour retransmettre les détails du spectacle. La plupart du temps, ce sont des vidéos et des textes qui apparaissent. Certaines chansons (« Wish you were here » par exemple) sont carrément accompagnée d’un texte explicatif: drôle d’impression de devoir à la fois écouter le morceau et se concentrer sur l’histoire de celui-ci, que Roger nous raconte en même temps sur l’écran.

Britannique, mais vivant aux Etats-Unis depuis longtemps , le musicien ne se prive pas de donner son avis sur la politique des USA. Sur les écrans géants, la Cour suprême, les drones, le patriarcat, les armes sont citées tour à tour et tous précédés d’un « Fuck the… » Un vocable assez souvent repris par Roger durant un show qui se terminera par quelques rappels dans lequel, seul au piano, le musicien saura finir de conquérir le public d’un soir. On avait dit mythique…

