Des arcades et des pâtes: un jour à Bologne

Souvent, lorsqu’on est dans le train à grande vitesse d’Italo ou de Trenitalia, en route pour Florence, Rome ou Naples, et que celui-ci s’arrête dans la gare souterraine de Bologne, on se dit: «Il faudrait s’y arrêter un jour. » Et pourquoi pas aujourd’hui?

On peut visiter Bologne lorsqu’il pleut ou lorsqu’il fait très chaud. Selon les guides, c’est en effet la ville d’Italie qui compte le plus de kilomètres d’arcades, permettant ainsi au visiteur de s’abriter de la pluie ou du soleil.

Une fois sorti de la très moderne et assez impersonnelle gare souterraine par une journée torride d’août, l’on est saisi par la chaleur. Il n’est pas encore midi, mais la place de la gare est l’un des rares endroits de la ville sans arcades… Le temps de se faufiler dans un bus – pratique: il suffit de poser sa carte de débit ou de crédit contre l’horodateur et c’est payé- et l’on se fait déposer en quelques minutes au centre-ville.

En milieu de journée, seuls les touristes à la recherche d’une terrasse ombragée ont le courage d’affronter la chaleur. On les retrouve nombreux au pied des deux tours improbables et quasi impossibles à photographier correctement… Une sorte de Manhattan du Moyen-Âge. La ville n dénombre plusieurs. On peut aller au sommet de l’une d’elles, vue garantie, mais il n’y a pas d’ascenseur…

Continuons de nous promener dans la ville, sous les arcades.

Les arcades des larges rues nous emmènent au centre ville; les rues piétonnes étroites proposent de nombreuses terrasses de restaurant ou de bars à vin. Envie de pâtes? Une adresse ne désemplit pas: chez Sfoglia Rina. Les locaux et les touristes n’hésitent pas a faire la queue sous le soleil et 34 degrés à l’ombre pour déguster les nombreuses sortes de pâtes farcies. Consolation pour celles et ceux qui n’ont pas su ou pu patienter: l’établissement est à la fois une boutique et un restaurant. On peut donc facilement rapporter chez soi un emballage de délicieuses spécialités… Encore une chose, à propos de pâtes. Ici les pâtes « bolognaise », on ne connaît pas, on mange des pasta al ragù. Oui, oui, c’est un peu comme des bolognaises, et c’est très bon.

Après le repas, on peut poursuivre la découverte de la ville en visitant les nombreuses églises. Petit conseil: à chaque fois que vous en voyez une, n’hésitez pas à entrer et à découvrir quelque chef d’oeuvre caché.
Des chefs d’oeuvre, vous pourrez en admirer par dizaines dans la magnifique -et climatisée- pinacothèque nationale de Bologne, située quelques centaines de mètres d’arcades du centre-ville. On y trouvera des toiles des maîtres de la Renaissance et un peu de fraîcheur.

Sur le chemin du retour à la gare, une halte au marché aux herbes, une grande halle qui abrite de nombreux stands de victuailles vous permettra d’acheter de quoi faire un somptueux pique-nique dans le train qui, déjà, vous ramènera vers le Nord.
Bologne mérite davantage qu’une simple journée. Tranquillement assis dans le train du retour, on se promet d’y revenir vite.

Laisser un commentaire