Une bière et un Van Gogh: un jour en train à Munich

Une journée à Munich? C’est un peu court, mais pourquoi pas. Le voyage est agréable et il suffit de déterminer un objectif raisonnable de visites: un Biergarten et un musée…

Depuis Zurich, le premier départ d’un train direct pour Munich est à 7h30. Depuis la Suisse romande, il faudra viser celui de 9h30. C’est un ETR 610 qui nous emmènera dans la ville de Bavière, le même type de train confortable que celui qui relie Lausanne ou Genève et Milan.

Un train Eurocity ETR 610 en gare de Bregenz

Le trajet en train est confortable. On commence par rejoindre l’extrême nord-est de la Suisse, à Sankt Margrethen, pour faire un rapide passage en Autriche, avant de rejoindre l’Allemagne en longeant le lac de Constance. Ensuite, ce sont des paysages verdoyants et parfois vallonés du sud de la Bavière, pour atteindre, après 3 heures 30 de trajet, la gare centrale de Munich.

La gare principale est au centre, pas de temps à perdre, à 10 minutes à pied on trouve l’un des pus anciens Biergarten de la ville, l’Augustiner Keller le temps est magnifique, fonçons!

Le Augustiner Biergarten, à deux pas de la gare de Munich

Ici on ne fait pas les choses en petit. L’établissement date de 1812 et, selon leur site Internet, son apparence n’a pas changé depuis 1895. 100 châtaigniers abritent quelque 5000 places assises…
On a le choix entre les tables avec service à la place ou le self-service. Je recommande vivement la deuxième option car il est plus facile de choisir en visualisant les différents morceaux de viande proposé que de déchiffrer les explications de la carte. Bon, autant le dire tout de suite, c’est pas vraiment pensé végétarien ou végane ici…

Et si on a juste une petite faim et une petite soif, il va falloir lutter… Les jarets sont immenses et la plus petite quantité de bière que j’ai pu obtenir était quand même 5 décis… Bon, allez, il fait chaud, ça désaltère, et pour le repas, j’ai opté pour une raisonnable currywurst…

On resterait toute l’après-midi à profiter de l’ombre des châtaigners du Biergarten, mais le temps passe, il faut prendre un tram et se diriger vers le quartier des musées. Notre choix s’est arrêté sur l’Alte Pinakothek, qui possède quelques chefs-d’oeuvres. En route!

Il y a peu de monde le long des larges avenues qui mènent aux musées par cette belle et chaude journée d’août. L’ombre est plutôt rare, je me dirige rapidement vers l’entrée du musée. A Munich, parmi la très nombreuse offre, on trouve deux pinacothèques. L’une est dédiée aux tableaux anciens, jusqu’au XVIIIe siècle et s’appelle l’alte Pinakothek, tandis que la neue Pinakotek s’occupe du reste. Mais ce n’est pas si simple: la neue Pinkothek est en rénovation jusq’en 2029 et une partie des tableaux principaux de celle-ci est exposée dans… l’alte Pinakothek. Vous suivez? Bon on entre et on se laisse emporter par les tableaux.

Quelques dizaines de marches nous mènent devant Rembrandt, De Vinci ou encore Van Gogh.
Après avoir passé quelques heures en compagnie des grands maîtres de la peinture, dans le calme feutré des salles climatisées du musée, il est temps de rejoindre la gare centrale en passant par le centre ville.

Sur le chemin qui mène des musées au centre-ville.

Sur la Marienplatz et ses alentours, changement d’ambiance. C’est samedi et c’est la foule des grands jours. Difficile de se frayer un chemin entre les groupes de badauds et d’acheteurs. Le contraste avec la quiétude des salles du musée est saisissant.

Il est bientôt temps de reprenre l’Eurocity pour le retour. Un petit tour en gare nous permettrait de faire un peu de shopping: habits et gastronomie locale…

Au retour, le train prendra du retard sur le territoire allemand. Grâce au contrôleur des CFF, qui accompagne notre convoi avec un certaine résignation et une bonne dose d’humour, nous changeons de train à St-Gall pour éviter d’accumuler trop de retard. De là, le retour se fait sans encombre jusqu’à Lausanne.
Une journée à Munich, c’est bien évidemment trop peu, il faudrait au moins y consacrer trois ou quatre jours. Mais, quand même, quel dépaysement!

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