Après avoir rendu visite à Simonetta, il est temps d’aller dire bonjour à David. Deuxième partie de notre voyage, en train, à Florence.
En 1817, Stendhal se rend à Florence. Et c’est dans l’Eglise Santa Crocce, alors qu’il admire les fresques de la coupole, que l’écrivain semble pris par ce qu’on appellera le « Syndrome de Stendhal », ou « Syndrome de Florence » que l’on peut ressentir devant une profusion de chefs-d’oeuvre en un même lieu.
Pour le moment, aucun symptôme de ce genre, tout va bien, je viens de m’enfiler un excellent plat de pâtes caccio e peppe sur une terrasse. Mais bon: difficile de ne pas comprendre l’émotion qu’a ressentie Stendhal devant le nombre de chefs-d’oeuvre rencontrés dans les musées, sur les places ou dans les églises de Florence.
À Florence comme dans toutes les grandes villes, le conseil est le même pour éviter les hordes de touristes: se promener tôt le matin, ou le soir.

Florence, le soir, depuis la Piazzale Michelangelo


Le long de l’Arno. Le soir, le Ponte Vecchio, une fois les boutiques closes, prend une allure moins mercantile.






Eglises, monuments et statues: chaque place est propice à une découverte et à un émerveillement.
C’est pas tout, on a rendez-vous avec David! Nous passons, une fois de plus, devant sa copie, Place de la Seigneurie, et nous nous rendons à la Galerie de l’Académie. C’est là que se tient David.


Prenons le temps de nous asseoir derrière la statue, photographiée des millions de fois par les flots de touristes. Oui, la statue est sublime, oui, il a les mains trop grandes par rapport au reste du corps, oui 2il est tout nu le Monsieur », comme le dit en s’étonnant une fillette à ses parents. Oui la finesse du travail est renversante, oui, la liste des superlatifs ne s’arrête pas.
Assis derrière la statue, je me prends à imaginer ce formidable bloc en marbre de Carrare, de plus de 5 mètres de haut. Et cet homme qui taille inlassablement dans le marbre pour en faire apparaître le chef d’oeuvre. Et si, le plus intéressant de cette sculpture, ce n’est pas ce qu’il en reste, mais ce qui manque…
Justement, les autres sculptures de Michel-Ange qui ornent cette grande salle de musée sont inachevées. On peut justement y percevoir le travail de l’artiste et l’imaginer en train de tailler son oeuvre…
Et si, chez David, le plus beau était ce que l’on ne voyait pas?

Michel-Ange: du bloc de marbre au chef d’oeuvre.



il est temps de reprendre le train, après avoir fait le plein d’images.
La gare de Florence n’est pas loin de David et de Simonetta. Mais, contraste, qu’est-ce qu’elle est laide!


Comment y aller?
En train depuis la Suisse romande, rien de plus facile: Eurocity jusqu’à Milan, puis Frecciarossa jusqu’à Florence. En partant tôt de Lausanne (6h18), on arrive peu après midi à destination. Horaires sur le site des CFF.
Hôtel
L’Hôtel Ambasciatori a l’avantage d’être juste à côté de la gare, pratique pour se délester rapidement de son bagage. Bon rapport qualité/prix et pas loin du centre historique.
Restaurants
Le Murales Bistro propose une cuisine raffinée et originale dans une ruelle du centre. Excellent rapport qualité-prix, pas de côtes de boeuf en vitrine, comme dans beaucoup d’autres restos du coins, qui font davantage penser à une boucherie qu’à un restaurant…
Brac est une librairie où l’on mange bien… Brac, c’est donc une librairie, mais aussi un restaurant végétarien de bonne qualité Avec un peu de chance on trouvera une place sur les quelques tables à l’extérieur, sinon on mangera parmi les livres!
A midi, c’est une endroit un peu magique, en plein centre-ville. On y accède depuis les rues piétonnes principales, et c’est une placette-terrasse où l’on sert de la petite restauration et des cocktails: les Serre Torrigiani. Attention tout de même: c’est souvent plein, il faudra un peu de patience.
En attendant, on peut se consoler en allant boire un spritz sur le toit du grand magasin La Rinascente, juste à côté.