Croissant de chez Brezel König le matin et tapas chez Tapas 24 le soir : Lausanne-Barcelone en train, c’est possible !
Tout commence en gare de Lausanne, dans le calme d’un début de matinée du mois de juin… C’est parti pour un périple d’une dizaine d’heures à-travers la France jusqu’en Catalogne.
Premier train, l’IR 90 des CFF, direction Genève, pour un premier changement de train.

Changement à Genève Cornavin, pas à Genève Aéroport! Bien sûr, il y a l’avion. Mais voilà, mon goût pour les files d’attente et les hublots est limité. Je préfère les larges fenêtres du train. De plus, ce matin, les innondations ont rendu une partie des installations du contrôle aérien de Genève inoperationnelles et de nombreux vols sont annulés.
Mon TER et la Région Auvergne Rhône-Alpes me souhaitent la bienvenue tout en frôlant les installations de l’aéroport : prochain changement, Lyon.

Pour le moment, le TER roule avec souplesse le long du Rhône, et quelques oiseaux fendent la brume qui commence à se dissiper. Je suivrai le fleuve jusqu’à Avignon, parfois de près, parfois de loin, au gré des vallées choisies par l’eau et par le train.

A Lyon, la correspondance est large, le temps de se ravitailler en livres en en journaux. Le TGV pour Montpellier est à l’heure, cap vers le Sud, en retrouvant au passage le Rhône, que l’on aperçoit depuis la ligne à grande vitesse.

Petit à petit le paysage se transforme, la terre devient plus claire et le ciel plus bleu. Un champ de lavande, puis des lauriers en fleurs annoncent l’arrivée dans le sud de la France. Quelques palmiers confirment le tout.
À Montpellier, la correspondance pour le TGV « Inouï », encore bravo aux équipes de marketing, est rapide, pas plus de 20 minutes et le Paris-Barcelone entre en gare. Confort traditionnel d’un TGV à deux niveaux, les annonces haut-parleur sont en trois langues: anglais, français et espagnol, toujours avec un petit accent français…
Pour ce trajet, j’ai choisi la SNCF. Depuis la France, deux compagnies sont en concurrence pour la desserte de l’Espagne: la SNCF et la RENFE, les chemins de fer espagnols. Les deux entités travaillaient en coopération il y a quelques années encore, mais, ouverture des marchés européens oblige, elles sont désormais en concurrence. Les chemins de fer espagnols proposent désormais, avec leur propre matériel, un AVE (le nom des trains TGV espagnols) direct Lyon-Barcelone. Pratique, mais avec un bémol: contrairement aux billets de la SNCF, on ne peut pas acheter ce titre de transport dans une gare ou sur le site des CFF, il faut réserver sur le site de la RENFE. Pas tout simple, et encore, en Espagne, c’est encore plus compliqué puisqu’on compte trois compagnies concurrentes sur certains tronçons…

Les fenêtres du train sont devenues des écrans géants : d’un côté la Méditerranée, de l’autre les étangs, le temps passe très vite. Après Perpignan, le convoi emprunte une ligne à grande vitesse, qu’il ne quittera pas jusqu’aux abords de Barcelone. Bienvenue en Espagne, le pays européen qui compte le plus long réseau de lignes rapides, avec près de 4000 kilomètres.

Arrivée à Barcelone avec 5 minutes de retard, il est temps de faire étape tout en essayant, sans aucune chance, d’éviter les touristes…
Demain départ pour Séville.
Eine nicht einfache Reise gut beschrieben.
Robert