Entrer dans le train à Lausanne et en ressortir à Marseille : c’est ce que propose TGV Lyria de juin à août. La Méditerranée sans changer de train, c’est parti ! Mais il faut faire avec la « malédiction de la ligne Genève-Lyon ».
La gare de Lausanne semble somnoler encore en ce dimanche matin de juin. Les premiers excursionnistes sont déjà partis, remplacés par les voyageurs avec valises. Nombreux sont celles et ceux qui ont choisi la solution la plus confortable pour se rendre dans le sud de la France. Et pour cause : pas besoin de changer de train à Genève ni à Lyon, et pas besoin de risquer de se retrouver debout durant deux heures dans un TER bondé et vieillot de la Région Auvergne-Rhône-Alpes entre Genève et Lyon…

Et pourtant, cette ligne maudite Genève-Lyon me réservera, une fois de plus, une mauvaise surprise ce matin…
La surprise se dessine lorsqu’après un arrêt de quelques minutes peu avant la gare de Culoz, mon convoi longe le lac du Bourget. Magnifique paysage, mais je crois que ce n’est pas le trajet habituel… L’appli SNCF donne la réponse : « En raison d’une absence d’alimentation électrique autour d’Ambérieu, le TGV aura un retard à l’arrivée d’environ une heure trente.» À Chambéry, en effet, le train change de sens pour rejoindre Lyon en passant par une ligne secondaire et La Tour-du-Pin. C’est très joli, je ne l’avais encore jamais prise, et, bon, pour surmonter la « malédiction du Genève-Lyon », je suis confortablement et sereinement assis dans un TGV Lyria que je ne quitterai pas avant Marseille…

Il n’en va pas de même pour celles et ceux qui ont des correspondances à Lyon, puisqu’elles sont toutes rompues. Avec, pour certains, l’obligation de changer de gare à Paris pour rejoindre l’ouest ou le nord de la France…
Je parle de malédiction, car sur les cinq derniers trajets effectués entre Genève et Lyon depuis ce printemps, seuls deux se sont déroulés correctement, avec des trains à l’heure. Il y a eu, en avril, une panne de TER au départ de Lyon, entraînant en sens inverse un départ de Genève avec plus de 30 minutes de retard pour un train composé d’une seule rame. À Bellegarde, le convoi a dû attendre 15 minutes (de retard en plus) pour que tout le monde puisse monter. La majorité des voyageurs étaient debout et ont raté leur correspondance à Lyon.
En juin : absence de courant (tiens, comme aujourd’hui) et pas vraiment d’infos avant trois ou quatre heures. Seule solution pour s’assurer d’arriver à temps : le FlixBus. Il y a donc un certain potentiel d’amélioration sur cette ligne, et les liaisons directes de TGV Lyria sont nettement plus agréables et confortables que les solutions proposées par la SNCF et la Région…

Depuis Lyon, tout se passe bien : Avignon, Aix-en-Provence, puis, sur la droite, au fond, derrière les gros navires de croisière, sous le bleu du ciel, la voici : la Méditerranée !

Bref, entrer dans le TGV à Lausanne un peu avant huit heures et en ressortir à Marseille, quand la « malédiction » ne sévit pas, un peu après midi, juste pour le repas, c’est idéal.

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