Pour celles et ceux qui aiment s’installer dans un train et admirer le paysage durant plusieurs heures et qui ont envie de rentabiliser leur Interrail, voici quelques idées de trajets en train un peu différents.
1. 11 heures de Frecciarossa : Turin–Reggio di Calabria
Départ à 8 heures du matin pour 10 heures et 56 minutes de train à grande vitesse italien. Certes, les trains « Frecciarossa » de Trenitalia ainsi que les rames de la compagnie concurrente Italo ne font pas tout le trajet à grande vitesse. Il n’empêche : il est possible de traverser toute l’Italie sans changer de train.
Imaginez donc : le « Grand Tour », que les riches aristocrates britanniques effectuaient en plus de six mois de voyage, bouclé en 11 heures… La plaine du Pô, la traversée des Apennins, les collines de Toscane, le Vésuve et puis la Méditerranée, confortablement assis dans un train italien.
On peut même prévoir un peu de lecture entre Bologne et Florence, car le train traverse les Apennins dans une succession de tunnels : c’est le seul moment du voyage où le spectacle ne sera pas au rendez-vous. Mais le reste du temps, c’est un festival d’impressions italiennes qui défilera sous votre fenêtre.
Si Italo propose un horaire l’après-midi (départ vers 12 heures pour une arrivée après minuit), Trenitalia offre deux trains par jour et par sens pour parcourir les quelque 1 000 kilomètres de trajet. L’Interrail n’est valable qu’avec la compagnie Trenitalia, et il faut compter une vingtaine d’euros pour la réservation de place.

2. Édimbourg–Thurso ou Glasgow–Mallaig
Attention, voyage pour initiés seulement : 8 ou 9 heures de trajet, avec un changement à Inverness, parfois également à Perth. Thurso est la gare la plus septentrionale du Royaume-Uni, tout là-haut sur la carte, au nord de l’Écosse.
Ici, pas de grande vitesse pour parcourir les quelque 300 kilomètres qui séparent la capitale écossaise de Thurso. Mais le train vous emmènera dans des paysages spectaculaires, entre mer, châteaux et moutons.
Interrail accepté sur ScotRail, pas besoin de réserver. Il peut y avoir du monde en été. Davantage d’infos sur ce qui vous attend : Far North Railway Line | Inverness | Thurso | Wick.



3. Édimbourg–Penzance
Jusqu’à mi-mai 2025, le plus long trajet sans changement de train au Royaume-Uni reliait Aberdeen, en Écosse, à Penzance, dans les Cornouailles.
Mais désormais, le train de la compagnie CrossCountry part seulement d’Édimbourg, abandonnant la palme du trajet le plus long à la compagnie Caledonian Sleeper, qui opère de nuit entre Inverness et Londres.
Mais Édimbourg–Penzance, c’est déjà très bien pour rentabiliser l’Interrail… 11 heures de train tout de même ! Ce n’est pas de la grande vitesse, mais c’est du paysage, notamment le trajet qui longe la Manche, au sud de l’Angleterre, entre Plymouth et Penzance.


4. Madrid–Marseille
Ici, retour à la grande vitesse avec les AVE espagnols. Le trajet dure un peu plus de huit heures et traverse les paysages arides du centre de l’Espagne à grande vitesse, pour faire étape à Barcelone.
Ensuite, très beau trajet en partie au bord de la Méditerranée (prendre si possible une place à droite dans le sens de la marche). Davantage sur ce voyage ici.


5. Neussargues–Béziers
En France, il existe quelques trajets sur des lignes secondaires qui méritent le détour. La ligne Neussargues–Béziers, par exemple, qui a été fermée il y a quelques années, mais qui, grâce à l’engagement des collectivités locales, a rouvert l’an dernier.
Attention, bien consulter les fiches horaires : il y a parfois des travaux, et les trains sont remplacés par des bus. Il n’y a qu’un train Neussargues–Béziers par jour…
On peut aussi évoquer, bien plus au nord, le trajet Oslo–Bergen, en Norvège, qui traverse en 7 heures 30 des paysages incroyables. Il n’est d’ailleurs pas rare d’y apercevoir la neige en plein été…
Des envies de partir et de tester: la carte Interrail de l’Europe vous attend ici!