24 H à Rotterdam: des drôles de maisons et un drôle de musée

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Les Pays-Bas ne se limitent pas à Amsterdam, ses canaux, ses vélos et ses stands de tulipes. Même si, heureusement, à Amsterdam on peut assez facilement s’éloigner des clichés, on peut aussi s’éloigner d’Amsterdam. Et pourquoi pas Rotterdam ?

Arriver en train à Rotterdam, c’est tout d’abord admirer la structure de verre et de métal qui surplombe les quais. Puis, une fois sorti de la gare, c’est se retourner et observer l’architecture plutôt réussie du bâtiment. Autant être prévenu tout de suite, la ville, largement reconstruite après la seconde guerre mondiale, présente un bon nombre d’édifices assez étonnants…

Les quais et le bâtiment de la gare de Rotterdam Centraal

La Place de la gare de Rotterdam

Rotterdam, c’est d’abord un port, l’un des plus grands d’Europe. Là que transitent les millions de tonnes de biens en tous genres venus du monde entier. Des installations qui n’ont cessé de s’étendre, depuis le centre de l’actuelle Rotterdam vers la mer, à 42 kilomètres de la ville, là où accostent les plus gros cargos. Les bateaux qui proposent une excursion de quelques heures au départ du centre ville permettent de se faire une toute petite idée de l’activité réelle du port. On croisera quelques pétroliers, des dizaines de grues et d’entrepôts. Par beau temps, l’ascension de la tour panoramique permet de se rendre compte de l’étendue des activités portuaires.

En sortant de la gare et en se dirigeant vers le centre, on est rapidement pris par l’impression d’une certaine quiétude. On est bien loin des hordes de touristes d’Amsterdam. Il y a beaucoup de cyclistes, bien sûr, mais, surprise, ils s’arrêtent au feu rouge! On peut donc lever le nez sans risquer de se faire écraser. Et découvrir que Rotterdam est faite de contrastes architecturaux. On trouvera quelques anciennes demeures entre les nombreuses audaces contemporaines. Quelques exemples ci-dessous

Parmi les surprises architecturales, on ira découvrir avec intérêt une maison étonnante de modernisme: la maison Sonneveld. Imaginez une famille aisée de 1930, qui quitte le confort bourgeois de l’époque, les gros fauteuils en velours et les gros rideaux au fenêtres, pour déménager dans une maison « moderne », aux meubles très fonctionnels, aux larges baies vitrées, aux chambres toutes équipées du téléphone… On peut se rendre compte, en visionnant, dans l’ancien garage, des films de l’époque, du contraste entre le conformisme des vêtements des propriétaires, la famille d’un riche industriel, avec la maison elle-même.

Quelques chambres de la maison Sonneveld.

A quelques mètres de la maison Sonneveld, c’est un curieux objet architectural qui nous attend. Un bâtiment moderne, unique, une sorte d’immense bol de près de 40 mètres de haut, entièrement recouvert de miroirs. Au nom étrange: le Dépôt. Traversons les miroirs et entrons…


Ce n’est qu’à l’intérieur que l’on comprend que, comme son nom l’indique, ils s’agit bien d’un dépôt. Plus de 150’000 œuvres d’art sont entreposées dans des espaces de stockage. Les tableaux, sculptures et objets proviennent du musée Boijmans Van Beuningen, situé à proximité, mais en complète et longue restauration. Au lieu d’aller enfouir les œuvres dans des entrepôts en banlieue, les conservateurs ont eu l’idée assez folle d’ouvrir le premier dépôt d’ouvres d’art accessible au public. On peut donc déambuler dans les étages et admirer, à-travers des vitres de protection, les diverses collections: tableaux, objets en plastique, en bois, etc. Le classement est effectué en fonction de la manière de conserver les objets. On peut s’inscrire à des visites guidées rapides, durant lesquelles, équipé de blouses blanches, on pourra entrer dans l’une ou l’autre des salles de conservation et admirer les objets dans leurs rayons. Une autre salle expose des tableaux de manière particulière: on peut non seulement admirer la peinture elle-même, mais le cadre et le dos de la toile. Etonnant. On peut rester de nombreuses heures à se promener dans cet incroyable dépôt.

Une fois sorti de cet incroyable édifice, on prendra le temps de se promener, à pied, dans les divers quartiers de la ville.


L’on finira par tomber sur (encore) un autre bâtiment étonnant: le marché couvert. Une arche composée d’appartements et sous laquelle une immense halle abrite des stands de nourriture et de restauration. Un endroit qui mérite une visite, juste à-côté du marché qui regorge de fruits et de poissons…

En bref, pour en finir avec les clichés sur les Pays-Bas ou sur Amsterdam, rien ne vaut un week-end à Rotterdam!

Comment y aller?
En train depuis la Suisse romande, TGV Lyria jusqu’à Paris, puis Eurostar jusqu’à Rotterdam. Avec le premier TGV du matin depuis Lausanne, on peut arriver vers 15h30 à Rotterdam. Horaires sur le site des CFF. Il existe également de nombreux trains entre Amsterdam et Rotterdam. Depuis la Suisse romande, compter environ 7h30, y compris un changement de gare à Paris.

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