Un weekend à Rome

Qu’il est difficile de quitter Rome.

Que ce soit après y avoir passé une journée ou un an, il est toujours difficile de quitter Rome. Le train « Frecarossa » a laissé derrière lui la gare de Roma Termini il y a une heure à peine ; il traverse la campagne toscane magnifiée par la lumière frisante de décembre,  à plus de 250 km/h.  Les collines vertes et les allées de cyprès n’arrivent pas à effacer les images romaines. Le mot « nostalgie » a dû être inventée à Rome…

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Tous les trains mènent à Rome…

Si aujourd’hui, les trains à grande vitesse  de Trenitalia et d’Italo offrent de parfaites correspondances à Milan aux voyageurs partis quelques heures plus tôt de la Suisse (avec un départ peu après 6 heures de Lausanne, on peut envisager une première glace à 13heures déjà), il n’en fut pas toujours ainsi.

Je me souviens de mes premiers voyages à Rome. Le départ se faisait un peu après 21 heures, avec le train de nuit. Sur le quai de la gare, un monde fou, les familles qui partaient pour les vacances, avec enfants et jarres d’huile et de vin vides, le désordre et les cris dans les couloirs et les compartiments jusqu’à ce que chacun ait trouvé sa place, les dernières valises qu’on fait passer par les fenêtres, et le sifflet du chef de gare, qui essaie de ne pas faire prendre trop de retard à ce long convoi.

Ensuite, on essaiera de dormir tant bien que mal jusqu’à destination. Et puis, environ une heure avant Rome, le choc de la lumière du Sud, du ciel bleu, des premiers cyprès. Impossible de détourner le regard de la fenêtre… Même les forêts d’antennes de télévision sur les toits (aujourd’hui remplacées par les paraboles) sont fascinantes. Jusqu’au moment où apparaît un morceau d’acqueduc romain, signal d’un arrivée imminente. A vrai dire très souvent retardée par un arrêt de quelques minutes à deux kilomètres de la gare. Mais qu’importe, cette fois nous sommes arrivés. Ca tombe bien parce que Rome est belle le matin…