Aujourd’hui, c’est Rigi

C’est le moment de sortir. D’aller en train visiter la Suisse et ses montagnes. Aujourd’hui, c’est Rigi !

C’est l’une des montagnes les plus célèbres de Suisse, il y a deux lignes de chemin de fer pour y accéder, et je me rends compte que je n’y suis jamais allé jusqu’à maintenant. Alors en route !

Je prends cette excellente résolution au début du mois de mai le plus pluvieux de ces dernières années, mais ça, je ne le savais pas encore. Bref, le temps au départ de Lausanne est un peu maussade, et je commence à penser que mon escapade va aller rejoindre les quelques excursions gâchées par le mauvais temps et l’absence de visibilité. Je me rends compte, en y réfléchissant, que je suis un peu coutumier : je me souviens de l’ascension en train du Puy de Dôme un jour de complet brouillard, la montée sur la Tour Montparnasse par fort vent et pluie, ou encore l’absence de vue depuis le Shard à Londres, en plus de nuit…

Je ne suis pas le seul auquel le temps a joué des tours. Dans sa correspondance, Victor Hugo se plaint du mauvais temps dans la région de Lucerne, Il doit renoncer à une excursion au Pilate et doit se replier sur le Rigi. Je suivrai donc les traces de Victor… Enfin en partie, car lorsque le poète se rend au Rigi, il n’y a pas encore de train, l’excursion se fait à dos d’animal ou à pied… Arrivé à la gare d’Arth Goldau, j’opte plutôt pour le train.

Le chemin de fer du Rigi fête cette année ses 150 ans d’activité. Une locomotive à vapeur d’époque, sobrement baptisée « 7 » a été restaurée pour l’événement et elle effectuera des courses spéciales durant l’été. C’est justement elle qui semble faire quelques essais ce matin.

Dans la salle d’attente d’Arth Goldau quelques panneaux évoquent l’histoire du Rigi ainsi que les personnalités qui sont passées par là , pas forcément à la gare car la montagne était appréciée quelques années avant l’arrivée du train déjà. La reine Victoria s’est elle aussi émerveillée de la vue. Quant à Turner il a peint la montagne, sans les rails évidemment.

Je monte dans la motrice bleue et blanche des Rigi Bahn, prêt à escalader, aidé par l’aimable crémaillère, ce versant de la montagne.

Au sommet, une surprise : de la neige et de la glace. Et une vue plutôt bouchée, mais je m’y attendais. On aperçoit tout de même le début d’un grandiose panorama, mais pour la vue sur les montagnes il faudra revenir en été. Qu’importe le but, ce qui compte c’est le voyage, disait le sage. Ca tombe bien, le voyage suivant s’avance.

Cette fois, c’est un train rouge qui va m’emmener au bord du lac, à Vitznau, en empruntant un itinéraire audacieux et plus proche de la droite que du lacet : je remercie encore une fois la crémaillère pour ses bonnes œuvres lors de cette descente vertigineuse (et avec vue sur le lac des Quatre Cantons).

A Vitznau, on arrive droit sur le débarcadère, et les bateaux pour Lucerne. Quelques très beaux navires à vapeur circulent encore sur le Lac.

Il faut une grosse journée depuis la Suisse romande pour effectuer l’excursion, mais c’est possible. L’idéal serait de passer quelques jours sur place. Le Rigi offre plusieurs possibilités d’hébergement, avec lever de soleil panoramique en plus…Et celles et ceux qui voudront aller encore plus haut, le Pilatus et sa crémaillère la plus abrupte d’Europe vous attendent !

Aujourd’hui c’était Rigi, demain,  c’est Pilatus !

 

 

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